top of page

À quoi dois-je faire particulièrement attention avant de signer un contrat commercial ?

Catégorie(s)

Droit des entreprises

Mise à jour

5 décembre 2025

Avant de signer un contrat commercial, il est crucial de comprendre que chaque clause engage votre entreprise sur le long terme. Dans le monde B2B, ces contrats structurent les relations entre professionnels — fournisseurs, distributeurs, importateurs ou partenaires — et définissent les droits, obligations et conditions de rupture.


Un contrat mal négocié peut rapidement déséquilibrer la relation et exposer votre activité à des risques juridiques ou financiers.


Lisez attentivement le contrat commercial avant de le signer

Tant que la collaboration se déroule bien, le contrat reste souvent oublié. Mais en cas de désaccord, le fournisseur s’y réfèrera systématiquement pour faire valoir ses droits. Or, la plupart des contrats commerciaux sont rédigés unilatéralement en faveur du fournisseur : ils fixent ses obligations de manière souple et les vôtres de manière stricte.


Prenez donc le temps de relire chaque clause. Si certaines dispositions vous paraissent abusives, demandez leur suppression ou modification avant signature. En cas de refus, évaluez si le partenariat vaut le risque.

Vérifiez les clauses clés du contrat

L’exclusivité

L’exclusivité détermine si vous êtes le seul à pouvoir commercialiser les produits du fournisseur sur un territoire donné (quartier, ville, région).


Sans clause écrite, le fournisseur reste libre de livrer d’autres entreprises, même concurrentes.


Si l’exclusivité est importante pour votre stratégie commerciale, exigez des garanties écrites : délimitation géographique, durée, et sanctions en cas de violation.


Les obligations d’achat minimum

Certains contrats imposent un volume minimum d’achat ou des objectifs de vente.Assurez-vous que ces quantités sont réalistes au regard de votre activité. Un engagement trop élevé peut créer une pression financière inutile ou un stock dormant.


Vérifiez aussi :

  • si vous pouvez négocier les volumes selon la saison ou la demande,

  • si vous pouvez recevoir les biens en consignation (paiement après revente),

  • et quelles conséquences sont prévues en cas de non-atteinte des objectifs (pénalités, perte de remises, résiliation du contrat, etc.).


La durée et la résiliation du contrat

Le contrat doit préciser sa durée, les conditions de résiliation (préavis, motifs légitimes) et le sort du stock à la fin de la collaboration.Ces clauses sont déterminantes : elles fixent vos marges de manœuvre si vous souhaitez changer de fournisseur ou mettre fin à la relation.


Si possible, négociez la possibilité pour le fournisseur de reprendre le stock invendu, ou d’obtenir une compensation équitable.


Le soutien commercial et la promotion

Certains contrats commerciaux incluent un volet marketing : formations, publicité, matériel promotionnel…


Analysez ces clauses :

  • Les formations sont-elles gratuites ou facturées ?

  • Le matériel publicitaire est-il pris en charge par le fournisseur ?

  • Le plan de communication est-il clairement défini ?Un fournisseur impliqué dans votre réussite commerciale est souvent un partenaire fiable.

Les clauses sensibles que vous devez encadrer

Certaines clauses méritent une vigilance particulière :

  • Clause d’exclusivité non réciproque : elle vous interdit de travailler avec d’autres fournisseurs, sans empêcher votre partenaire d’en livrer d’autres.

  • Clause de non-concurrence : attention à sa durée, sa portée et son objet. Elle ne doit pas vous empêcher de poursuivre votre activité après le contrat.

  • Clause de dépendance économique : éviter de dépendre d’un seul fournisseur qui pourrait exercer une pression commerciale ou financière.

  • Clause de compétence judiciaire : certains contrats imposent une juridiction étrangère (ex. Paris, Amsterdam…). En cas de litige, cela compliquerait toute action en justice.


Un juriste spécialisé en droit économique saura identifier ces déséquilibres et proposer des ajustements conformes au Code de droit économique belge.

Les bonnes pratiques avant la signature du contrat commercial


  • Comparez plusieurs contrats avant de vous engager : les différences de conditions sont parfois considérables.

  • Faites relire le contrat par un juriste : il détectera les clauses abusives ou à risque.

  • Négociez par écrit : toute modification verbale est difficile à prouver.

  • Conservez les communications avec le fournisseur (mails, offres, propositions commerciales).

  • Révisez vos contrats régulièrement, surtout si votre activité évolue ou si de nouveaux produits sont introduits.

L’approche LEX’CELLENCE

Chez LEX’CELLENCE, nous accompagnons les entreprises belges dans la rédaction, la négociation et la sécurisation de leurs contrats commerciaux.


Notre mission :

  • assurer un équilibre contractuel entre les parties,

  • éviter les clauses abusives ou désavantageuses,

  • et garantir la conformité au Code de droit économique.


Nous intervenons aussi bien pour des contrats de distribution, d’agence, de franchise ou de fourniture, que pour des partenariats commerciaux ponctuels.

En pratique

Avant de signer un contrat avec un fournisseur, posez-vous trois questions simples :

  1. Le contrat protège-t-il réellement mes intérêts ?

  2. Les obligations imposées sont-elles raisonnables et réalisables ?

  3. Puis-je mettre fin à la relation sans préjudice excessif ?


Si vous avez un doute, ne signez pas sans avis juridique.


Demandez une analyse personnalisée de votre contrat commercial.


Notre équipe vous aide à identifier les risques et à négocier des conditions équilibrées.

En résumé

Un contrat commercial bien rédigé est un investissement.


Il protège vos droits, clarifie vos obligations et garantit des relations B2B saines et durables.


Chez LEX’CELLENCE, nous veillons à ce que chaque entreprise dispose d’un cadre contractuel solide, conforme au droit économique belge, et adapté à sa réalité commerciale.


bottom of page