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Contrats commerciaux : les clauses essentielles à vérifier avant de signer

  • Photo du rédacteur: LEX'CELLENCE
    LEX'CELLENCE
  • 11 nov. 2025
  • 3 min de lecture
L’intelligence artificielle a contribué à la création de cette vidéo. Des juristes ont ensuite contrôlé son exactitude avant publication.

Lorsqu’une entreprise souhaite collaborer avec un fournisseur, un importateur ou un distributeur, la signature d’un contrat commercial s’impose. Ces accords structurent les relations entre professionnels : obligations d’achat, exclusivité, durée, reprise du stock, etc.


Mais derrière les apparences d’un simple document administratif se cachent souvent des clauses aux conséquences lourdes. Voici les points clés à analyser avant de parapher un contrat avec un fournisseur.


Pourquoi lire attentivement vos contrats commerciaux avant de les signer ?

Dans le monde B2B, la confiance ne suffit pas. Un contrat mal rédigé peut rapidement déséquilibrer la relation entre les parties. En cas de litige, le fournisseur se réfèrera systématiquement aux clauses contractuelles signées.


Or, ces contrats sont souvent rédigés unilatéralement en faveur du fournisseur, ce qui peut vous priver de recours ou vous contraindre à des obligations excessives.

Les clauses essentielles à examiner dans un contrat fournisseur

L’exclusivité territoriale ou de distribution

Le fournisseur peut vous accorder une exclusivité sur un territoire (quartier, ville, région). Cela peut constituer un atout commercial important.


Attention : sans clause explicite d’exclusivité, rien n’empêche le fournisseur de livrer vos concurrents situés à proximité. Exigez des garanties écrites si vous souhaitez une exclusivité réelle, et précisez la zone géographique concernée.


L’obligation d’achat minimum

Certains contrats commerciaux imposent des quantités d’achat minimales ou des objectifs de vente.


Ces engagements peuvent sembler anodins, mais ils peuvent rapidement peser sur votre trésorerie si la demande ne suit pas.


Vérifiez :

  • la quantité minimum exigée sur l’année ;

  • la possibilité de modifier ces objectifs ;

  • les conséquences si les objectifs ne sont pas atteints (perte de remises, rupture du contrat, pénalités).


Astuce : négociez la possibilité de consignation des stocks, c’est-à-dire de ne payer les produits qu’après leur revente.


La durée et la fin du contrat

Un bon contrat commercial doit indiquer clairement :

  • sa durée (déterminée ou indéterminée) ;

  • les conditions de résiliation (préavis, motifs légitimes) ;

  • le sort du stock restant à la fin du contrat.


En Belgique, les litiges liés à la rupture de contrats de distribution sont fréquents. Pensez à prévoir une clause de reprise du stock ou un dédommagement équitable en cas de fin de collaboration. Cela vous évitera de rester avec un inventaire invendable.


Le soutien et la promotion commerciale

Certains fournisseurs promettent un accompagnement marketing : formations, matériel publicitaire, campagnes promotionnelles, etc.


Avant de signer, vérifiez les conditions précises :

  • Les formations sont-elles gratuites ou payantes ?

  • Qui supporte les coûts des actions marketing ?

  • Le matériel publicitaire reste-t-il votre propriété ?


Une clause de soutien commercial clair et équilibré est souvent un bon indicateur d’un partenariat durable.


Comment sécuriser vos relations fournisseurs ?

La clé d’un bon contrat commercial, c’est l’équilibre. Ni trop contraignant pour le détaillant, ni trop permissif pour le fournisseur.


Voici quelques conseils concrets :

  • Demandez conseil à un juriste spécialisé en droit économique avant de signer. Il pourra détecter les clauses abusives ou à risque.

  • Comparez les modèles contractuels de différents fournisseurs avant de vous engager.

  • Conservez toutes les communications écrites (mails, propositions commerciales, conditions préalables). En cas de litige, elles pourront faire foi.

  • Révisez vos contrats régulièrement, surtout si votre volume d’activité ou vos conditions de marché évoluent.


Clauses sensibles à surveiller

Certaines dispositions sont particulièrement délicates et méritent une attention accrue :

  • Clause d’exclusivité non réciproque : elle empêche votre entreprise de travailler avec d’autres fournisseurs, sans interdire à ce dernier de livrer vos concurrents.

  • Clause de non-concurrence : vérifiez sa durée, sa portée géographique et son objet.

  • Clause de dépendance économique : évitez d’être trop dépendant d’un seul fournisseur (risque d’abus de position dominante).

  • Clause de compétence judiciaire : si elle impose une juridiction étrangère, vous pourriez devoir plaider à l’étranger en cas de conflit.


LEX’CELLENCE vous accompagne !

La rédaction et la négociation de contrats commerciaux exigent rigueur, équilibre et compréhension du Code de droit économique belge.


Notre cabinet LEX’CELLENCE accompagne les entreprises dans la rédaction, la révision et la sécurisation de leurs contrats avec leurs fournisseurs, distributeurs ou partenaires.


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En résumé

Un contrat commercial bien négocié est la meilleure protection contre les imprévus. Avant de signer, assurez-vous d’avoir compris chaque clause et d’avoir obtenu les garanties nécessaires.


Chez LEX’CELLENCE, nous aidons les professionnels à anticiper les risques et à protéger leurs intérêts dans leurs relations B2B.


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